14 septembre 2009
La crinière à zéro
Cela faisait un moment que ça me démangeait... Entre les noeuds, les crins cassés, la tonne de poussière accumulée et les heures passées à démêler la tignasse, la raison a fini par parler! Sans compter que malgré tous ces soins, Quetoub conservait depuis deux ans des crins filasses, tout secs et cassés.
Sous un vent du nord à décorner les boeufs, nous nous sommes donc armés d'une bonne paire de ciseaux, et avons pris notre courage à deux mains! Premier coup de ciseaux... Le plus dur est fait! Enfin psychologiquement au moins, parce que physiquement c'est une autre histoire! Et oui, une crinière longue de plus de cinquante centimètres, ce n'est pas si facile que ça à raccourcir! Les crins partent dans tous les sens, le poids de la crinière fait qu'on coupe plus court à droite qu'à gauche... Bref, beau massacre en perspective! Finalement on décide de dégrossir la crinière en la coupant d'abord à cinq centimètre de l'encolure, avant d'essayer de fignoler une brosse digne de ce nom.
Après presque une heure de travail, ça commence à ressembler à quelque chose... C'est court, mais c'est cranté! Les crins ont gardé l'ancienne orientation, impossible de couper droit correctement! Je décide donc de mouiller un peu la crinière, et j'en profite pour la shampouiner un brin.
Une fois les crins mouillés, ça va beaucoup mieux! On peut enfin fignoler la coupe, en se disant quand même qu'il va falloir rattraper les dégâts une fois que le crins se seront redressés!
Fin de la bagarre, l'alezan commence à montrer un réel agacement! Il a donc droit à un seau largement mérité (et oui, la patience aussi c'est du boulot!), et allégé de quelques grammes de crins, il rentre fièrement dans son pré montrer sa nouvelle tête aux copains!
23 août 2009
Exercices champêtres

Petite balade dans les environs de la pension. Il fait beau, on profite de la douceur de cette fin d'été.
Après une trentaine de minutes de marche on improvise un TREC dans le cours d'une rivière à sec. Contre-haut, contre-bas, talus, slalom entre les arbres... On s'amuse comme des gamins!
On fini par reprendre notre route, mais au détour d'un chemin, un champ nous tend les bras. Je tente un galop, mais le sol est jonché de trous, je ne voudrais pas risquer une entorse du boulet... On a emmené l'appareil photo, ce serait dommage de ne pas faire quelques clichés... J'improvise donc une reprise de dressage en side pull et au milieu des fleurs! Déplacements latéraux, épaules en dedans, demi-tour autour des hanches... On croise les papates dans tous les sens, et malgré l'appel de la bonne herbe verte (ça faisait longtemps qu'on n'avait pas vu une aussi belle herbe!), l'alezan reste attentif à mes demandes et s'exécute de bon coeur.
Après quelques minutes d'attention, j'accorde à Quetoub la pause si attendue. Il plonge aussitôt les naseaux dans l'herbe! L'occasion de faire un peu bronzette et de prendre quelques derniers clichés avec Paul.
Puis nous reprenons tranquillement le cours de notre promenade comme si de rien n'était...
10 août 2009
Tiny Moon, la minette trouvée sur un pneu

Hier soir Adeline était chez nous. Et quand Adeline est notre invitée, il se passe toujours des choses extraordinaires! Pourtant ça partait plutôt mal en milieu de soirée quand en entendant des miaulements paniqués nous avons jeté un coup d'oeil à la fenêtre: là en bas, sur le parking, un petit chaton manifestement perdu cherchait désespérément à amadouer un gros matou peu aimable. Un spectacle à fendre le coeur... A force de cracher et de grogner, le gros matou a fini par faire comprendre à la petite boule de poil qu'il y avait méprise sur la personne, et le petit animal perdu est retourné se cacher sous une voiture tout en continuant à pleurer et à appeler. Il en faut beaucoup moins pour que mon petit coeur de guimauve se mette à craquer. Adeline est aussi désespérée que moi. Mais Paul est là et il veille au grain: hors de question de recueillir un animal de plus!
C'est le coeur lourd que nous allons nous coucher. Dehors il pleut et la nuit sera ponctuée des appels au secours de la petite bête...
Au matin, aucune trace d'elle. Il bruine doucement quand nous nous dirigeons vers la voiture. Par acquis de conscience, nous jetons un coup d'oeil sous la voiture. La petite boule de poil est là, toute grise sur le pneu avant gauche... Paul essaye de l'attraper, mais apeurée elle part se réfugier dans le moteur. On n'a pas le choix, il faut ouvrir le capot et la sortir de là. Paul finit enfin par l'attraper et la donne à Adeline. On découvre un petit chaton d'à peine deux mois, l'oeil gauche qui pleure et le nez tout rouge. Après avoir enlevé les trois tiques qui profitaient de la situation, on l'emmène chez nous pour réfléchir un peu.
Première chose à faire: l'emmener chez le vétérinaire. Il sera alors diagnostiqué deux choses: premièrement c'est une minette, et deuxièmement elle a sans doute un coryza. Nous repartons avec quelques échantillons de croquette et un traitement antibiotique pour une dizaine de jours.
Il reste à convaincre Paul de la garder... On parie qu'il va finir par craquer?
Edit 12 août: ça y est il a craqué! Muscade aura donc une nouvelle copine avec qui s'amuser!
02 août 2009
Quetoub et Landroval

Au programme d'aujourd'hui: rando avec mon amie Julie et son fidèle destrier Landroval. Pour éviter la chaleur, nous partons vers 9h du matin en direction des Monts du Lyonnais. On commence par le chemin habituel, le même que nous avions emprunté avec Pablito. Direction Larny. Chemin faisant, on papote. ça fait du bien de pouvoir parler cheval et uniquement cheval! On prend des nouvelles des uns et des autres, on se rappelle nos souvenirs du temps jadis, on se donne nos petits "trucs" de cavalières... Le tout entrecoupé d'un petit galop en bordure de champs. Arrivées à Larny, direction le col de la Croix du Ban. Les taons sont particulièrement agressifs sur cette portion de chemin, et les chevaux commencent à montrer leur agacement.
Nous voilà enfin au col, la descente sur Pollionnay s'effectue sur le versant nord, les insectes nous laissent un peu de répit. La pause pique-nique est prévue à la noiseraie, mais le temps commence à se faire menaçant... Nous n'échapperont pas d'ailleurs à quelques gouttes, mais nous resterons en bordure de l'orage, et c'est sandwich à la main et presque au sec que nous admirerons le mur de pluie qui s'est abattu sur Pollionnay. Après la pause, Paul qui jouait le rôle d'équipe de ravitaillement, repart à la maison, et nous nous remettons en selle, direction la pension que nous atteindrons quarante minutes plus tard.
Julie rembarque Landroval, et nous nous promettons déjà de renouveler l'expérience!
18 juillet 2009
Galops dans les champs

Après une petite marche d'environ trente minutes, nous arrivons au fameux pré. Pas de chance, il est déjà squatté par des cavaliers en mode sieste, et leurs chevaux en mode broutage... Grrr, nous passons notre chemin et allons patienter dans un autre pré sur le versant opposé. Ce qui fait bien sûr le bonheur de Quetoub, qui n'est heureux que les naseaux dans l'herbe!
Les cavaliers de l'autre champs décide enfin que leur pause a assez duré et se remettent en route. Hop! Je saute sur l'alezan et nous nous dirigeons vers le fameux pré.
Suivra une bonne partie de plaisir, des galops débridés, rênes longues, sans les mains, quelques coups de cul aussi... Et toute une série de belles photos!
Après avoir fait le tour du champs une dizaine de fois dans chaque sens, essayé toutes les prises de vue possibles, nous retournons vers la pension et vers le seau tant attendu par un certain alezan!
13 juillet 2009
Quetoub se laisse marcher sur les pieds

Cet après midi, comme d'habitude je vais chercher mon alezan dans le pré, tout en réfléchissant à ce que je pourrais bien faire avec lui aujourd'hui. Je le ramène aux stalles, je le panse, je cure ses pieds... Et soudain que vois-je? Une trainée de sang séché sur le sabot antérieur droit! J'inspecte en détail, et je découvre un gros morceau de corne arraché et la chair à vif au niveau de la couronne. Bon et ben j'ai trouvé ce qu'on allait faire! Direction la douche! Je lave avec application, coupe les poils du paturon, coupe le morceau de corne détaché, et inspecte les dégâts.
Bilan: Quetoub a dû se faire marcher sur le pied par un copain du pré comme le laisse supposer la corne détachée en triangle et la trainée blanche sous la blessure. Et voilà, le programme de la semaine est tout trouvé: soins et repos, en espérant que le sabot n'en gardera pas de séquelles!
10 juillet 2009
Mode rando

Et voilà, la nouvelle selle est achetée, façonnée aux mesures de Quetoub (arcade de 37: impressionnant pour ma petite claquette!) et équipée d'anneaux d'attache! C'est donc parti pour le baptême des sacoches toutes neuves! On part en direction des Monts du Lyonnais, on se perds un peu au dessus de Larny, puis on fini par arriver au but de notre promenade: le col de Fontrijole! Bon on est en mode mini-rando, donc on sort le goûter des sacoches, et c'est parti pour un mini-pique-nique! Quetoub plonge avec délectation les naseaux dans l'herbe à peu près verte des "hauteurs", et nous prenons tous une pause bien méritée!
Quelques minutes plus tard il est temps de repartir: c'est pas tout ça, mais on en est qu'à la moitié du chemin! Sur le chemin du retour, je m'offre même quelques délicieuses foulées de galop dans un champs au bord du chemin! On se promet d'y revenir sans barda pour profiter au maximum de ce terrain à galops!
presque trois heures après notre départ nous revoilà en vue de la pension. Belle balade et beau baptême des sacoches! Je sens qu'on va bien s'amuser avec!
07 juillet 2009
Jump!

On fait quelques autres passages, tout se passe bien, Quetoub fini par ne plus regarder la bâche. J'enchaine donc ce saut avec un double sur la diagonale suivante. Tout se passe bien, mais je dois me faire violence pour ne pas regarder le pied de l'obstacle à chaque fois!
Paul monte petit à petit les obstacles, la boule familière dans le ventre fait son apparition. Paul m'encourage, un dernier passage et c'est fini! Nous arrivons sur le premier, Quetoub doit sentir mon hésitation, il zig-zague, tente de passer à côté, mais je tiens bon, et il saute! Mais quel saut! Largement au-dessus des barres, complètement déporté vers la droite, bref on est loin du saut idéal! Malheureusement cela signifie que nous allons devoir le re-sauter... Et c'est là que ça coince! Le saut précédent n'a pas du plaire à l'alezan, du coup cette fois-ci il refuse catégoriquement de passer l'obstacle. On parlemente, on négocie, mais rien n'y fait!
Paul descend la barre de quelques trous, on se motive, et ça passe! J'enchaine ensuite sur le double, je caresse un grand coup et je reviens sur le premier obstacle. Quetoub saute à nouveau correctement, je le laisse là-dessus.
Il va falloir que j'arrête de toujours vouloir chercher la hauteur. Sans les conseils d'un prof, ça me parait hasardeux... Et puis de toutes façon, je saute pour le plaisir, pas pour la compèt', donc... Objectif pour les prochaines séances: chercher la décontraction sur les sauts, aussi bien pour moi que pour Quetoub, et surtout arrêter de regarder les obstacles avant des les sauter!
04 juillet 2009
A cru

Il y a presque deux ans, nous nous étions pris les plus belles gamelles de nos vies en essayant de monter le petit Biboune à cru. Depuis nous n'avons jamais ré-essayé... Aujourd'hui est donc un grand jour puisque j'ai décidé de tenter de monter la bête à cru! Pour une première nous allons doucement: je lui ais mis un tapis que je fais tenir grâce à un surfaix, et nous commençons la séance en sac à patates, Paul tenant le fauve en longe: on n'est jamais trop prudent! Le sac à patates se passe bien, je me mets donc à cheval à califourchon. Quetoub est calme, nous marchons un peu, toujours tenus en longe par Paul. Puis je prends les rênes et Paul s'éloigne. Un peu de pas, puis un peu de trot, tout va bien! Je teste le reculer qui passe nickel, et je décide donc de me faire plaisir en terminant par un petit galop... Qui se passe à merveille! Les mauvais souvenirs sont oubliés et Quetoub semble mieux disposés qu'il y a deux ans pour nous porter à cru! Je laisse même Paul faire quelques tours au pas, juste pour le plaisir. Tout se passera bien et Quetoub aura mérité son picotin!
26 juin 2009
Folle dingue de toi...

Je me souviens de ce moment comme si c'était hier... Et pourtant tellement de chemin a été parcouru depuis ce jour que j'ai l'impression que ça fait une éternité. D'ailleurs la vie d'avant me semble toute pâle, sans saveur, comme une vie antérieure. Maintenant tout brille, tout est éclatant, tout tourne autour de toi! Deux ans! Deux ans que je ne vis que pour toi... Le matin quand je me réveille, la journée au boulot ou à la fac, le soir quand je me couche, tu occupes toutes mes pensées. Une drogue? Oui je crois, mais la plus douce des drogues alors!
Bien sûr en deux ans tu as aussi accumulé les bêtises, tu sais te montrer facétieux! Mais un regard, un bisou et tout est oublié! Tu es aussi tellement généreux! Tu râles un peu, mais tu fini toujours par me donner ce que je veux. Grand timide, tu as eu du mal à m'accorder ta confiance, les manifestations d'affections ne sont pas ton fort. Mais maintenant je sais reconnaitre ces petits signes qui me prouvent que je compte pour toi: les naseaux qui frétillent quand tu estimes que tu as correctement effectué un exercice ou quand tu sais que je vais chercher ton seau, les oreilles pointées vers moi quand tu me vois approcher du pré, le petit trot pour venir à ma rencontre quand je te rends visite, ta tête qui se pose sur ma main quand tu es à l'attache... C'est pas grand chose, mais pour moi c'est énorme, car je te connais maintenant et je sais que tu es plutôt du genre indifférent.
Merci mon beau Quetoub, grâce à toi ça fait deux ans que je vois la vie en alezan!









