30 août 2008
Petite barre sans mors
On profite du dernier dimanche matin à peu près calme pour retenter de monter avec le side pull et voir si la dernière séance à porté ses fruits.
Dans le manège, un slalom et un petit obstacle ont été laissés en place par le cavalier précédant: génial! On va pouvoir bosser sur la direction et ressauter un petit coup après la trêve estivale!
Pendant la détente je découvre un alezan beaucoup plus disponible que la dernière fois: l'incurvation est là, j'ai le frein, l'accélérateur, et l'animal vient même tendre ses rênes de lui même: c'est beaucoup plus agréable pour nous deux!
On passe le slalom au pas, dans un sens puis dans l'autre: fastoche! Au trot il faut insister un peu plus sur les rênes, mais on ne louperas aucune quille!
Puis vient le moment de passer la petite barre. Pour une première fois depuis juillet, je suis restée prudente: la barre culmine à peine à 40cm...Courageuse mais pas téméraire! On enchaine quelques petits sauts à une main puis à l'autre. Du côté du saboté, RAS, l'animal passe l'obstacle comme s'il s'agissait d'une foulée de galop un peu plus haute que les autres: des sauts agréables, le moins qu'on puisse dire c'est qu'il prend soin des cervicales de sa cavalière. Du côté de la cavalière justement, c'est une autre histoire: pratiquement aucun saut réalisé correctement: un coup je précède, un coup je suis en retard. Pauvre loulou qui sous la selle doit se demander ce que je fout là haut!
La petite séance s'arrêtera sur cet exercice. Bilan mitigé: bravo à l'alezan qui a fait une belle démonstration de ses acquis, par contre mauvaise note pour la cavalière qui devrait réapprendre à sauter. Vous allez voir que bientôt c'est Quetoub qui apprendra à monter à la bipède!
26 août 2008
Quelques anicroches
Après quelques séances en side-pull en manège qui se sont très bien passées, je décide aujourd'hui de monter en carrière. Dès la détente je sens l'animal raide, qui résiste à la tension du side au lieu de céder. Je continue quand même au trot, mais ce qui était une petite intuition au pas devient flagrant au trot: l'alezan est soit la tête en l'air, soit carrément encapuchoné quand je lui demande de céder, aucune fixité. Et pour arranger les choses, il tourne droit comme un baton, voire carrément en pli externe! A droite c'est le pire! J'essaye de le faire céder à l'arrêt, il répond comme à son habitude, en me donnant un beau pli d'encolure jusqu'à aller toucher mon pied. Mais au pas ou au trot, pas moyen! Je n'arrive à obtenir aucune incurvation, l'animal semble même resister dans le sens contraire de ma demande. Je cherche à le décoller de ma jambe intérieure, je le fait tourner de plus en plus serré: rien à faire, il ne veut pas céder! Je tente le galop... Il est complétement creux, la tête en l'air et l'encolure renversée, j'essaye de lui demander de baisser la tête... L'épreuve de force dure plusieurs tours: je ne repasserais pas au trot tant qu'il gardera cette attitude coincée. Après plusieurs dizaines de cercles, il me donne une timide cession, aussitôt je récompense d'une gratouille et d'un "oui!", mais je continue à galoper: il peut me donner mieux. Maintenant qu'il a compris le sens de la cession, il me la redonne plus généreusement. Après quelques foulées dans la bonne attitude, je repasse au trot puis au pas et je lui accorde quelques minutes de pause.
Ensuite je décide d'essayer de l'incurver à main gauche. Ce coup ci il est un peu moins braqué, et commence tout doucement à me donner son nez. Je récompense à chaque tentative: il semblerait que l'animal commence à entrevoir l'exercice que je lui demande... Un peu de trot, l'attitude est correcte. Je demande le galop. La position est loin d'être parfaite, mais au moins il ne galope plus à la renverse. Je ne fait donc que quelques cercles, puis je repasse au pas, avant de retenter l'incurvation à droite.
En fin de séance j'arrive enfin à obtenir une incurvation correcte et une cession vers le bas. J'ai bien failli m'énerver, mais j'y suis quand même arrivée, et cette séance me prouve une fois de plus que rien n'est jamais gagné avec les chevaux!
25 août 2008
Rien que toi et moi
Maintenant que l'alezan est devenu un pro de la ballade, il me restait à tester le dernier et ultime niveau de cette discipline: la ballade en tête à tête. En effet, il a beau être le seul cheval à presque toutes nos sorties, il n'en est pas moins accompagné par Paul qui ouvre le chemin et rassure au moment des difficultés.
Nous voilà donc partis tous les deux sur les chemins, bien décidés à ne pas nous laisser impressionner par la solitude de cette ballade pas tout à fait en duo, mais pas encore en solo.
Les premiers pas sont hésitants, on se retourne souvent en direction du centre équestre, on hume l'air provenant des pâtures environnantes, on observe les vaches, taches bigarrées dans les immenses prés verdoyants. Passés les premiers centaines de mètres, le pas se fait plus assuré: la promenade est connue, la petite route est rassurante. Puis quand vient le moment de tourner à gauche pour prendre le chemin de terre en direction du gué, l'animal marque une nouvelle fois un temps d'hésitation: il ralenti, se retourne... A t-il sentit les taons qui pullulent dans les sous-bois? Les cailloux sont-il trop durs pour ses petits sabots? Quoiqu'il en soit, il faut avancer, on ne va quand même pas faire demi-tour maintenant! Nous voilà devant le gué, qui en cette saison n'a de gué que le nom, la terre étant même à peine humide à certains endroits. Par contre les taons sont bel et bien là, et ont décidé que l'alezan serait au menu de cette après-midi. Nous nous dépêchons donc de sortir du bois, et prenons le chemin du retour. L'animal, motivé par le fameux appel de l'écurie ne montrera plus aucune hésitation de tout le trajet.
Première ballade en tête à tête réussie!
17 août 2008
Sans mors

Après ces émotions matinales, nous voilà enfin aux écuries. L'alezan, décidement bien réveillé, continue de chanter pendant tout le pansage. J'hésite à tester notre fabrication de la veille, et à vrai dire ce pour quoi nous sommes si matinaux: un side-pull fabrication maison. Après quelques minutes de réflexion, je décide d'enfiler le filet sur la tête de la bête: on va tenter la détente avec un mors, et si tout se passe bien, on passera ensuite au sans-mors!
Une fois dans le manège, l'alezan semble se calmer un peu... Le montoir est catastrophique: pour l'immobilité, merci de repasser! Mais une fois en selle, l'animal semble se reconcentrer sur son boulot. La détente aux trois allures se passant à merveille, je décide de changer de harnachement. Et hop, voilà l'animal sans mors dans la bouche!
La direction est un peu aléatoire, mais rien de catastrophique: on est juste reparti 6 mois en arrière de ce côté là, mais je suis sûre qu'avec un peu de boulot, ça finira par venir! Les transitions descendantes se passent à merveille, c'en est presque surprenant! Autre surprise: Quetoub vient plus volontiers mettre son nez en bas vers l'avant qu'avec le mors: encore une preuve en faveur de l'inconfort du métal dans sa bouche.
Après un petit test aux trois allures, je descend de la bête pleine d'espoir quand à l'avenir de ce nouvel équipement!
Après la séance, nous apprendrons que le fugueur a été retrouvé: Pepito s'était échappé en compagnie d'un groupe de jument éprises de liberté: Quel coquin...
Echappés!

Dimanche matin 8h30, le village se réveille à peine, mais nous voilà déjà en route vers le pré de l'alezan, bien décidés à monter l'animal. Juste avant d'arriver au pré, Alain nous dépasse au volant de sa voiture. Il baisse la vitre et nous dit: ils se sont échappés cette nuit! Tous? Je ne sais pas, mais apparemment deux sont dans un pré en bas, et le votre est resté dans son pré avec un autre. Le gris est introuvable. Alain continue sa route à la recherche de Pepito, et nous, nous nous dirigeons rapidement vers le pré, espérant trouver l'âne à sa place habituelle. Effectivement, il attend bien sagement dans son pré en compagnie d'Inesse la palomino. Nikita et Quali sont dans le pré juste en dessous, mais aucune trace de Pepito...
Alain revient quelques instants plus tard en compagnie d'Arthur venu lui prêter main forte pour aller rechercher les deux fugitives... Et Paul finit par découvrir la brèche par laquelle elles sont passées: dans le coin en bas à gauche du pré, un trou suffisamment large pour laisser passer des chevaux, et les barbelés qui trainent, par terre... Un miracle qu'il n'y ai pas eu de blessées!
Les juments remontent le long du pré, escortées par Quetoub et Inesse, qui de l'autre côté de la barrière galopent en hennissant de tout leur souffle.
Quelques minutes plus tard, les juments sont à nouveau dans leur pré, mais Pepito manque toujours à l'appel... Alain et Arthur se lancent à sa recherche, pendant que j'attrape l'alezan, excité comme une puce. direction les écuries, on va essayer de bosser un peu quand même...
05 août 2008
Le qué mouille sa chemise!
Après un programme chargé ces derniers jours, j'ai décidé de faire un break pour entretenir le moral des troupes. donc aujourd'hui c'est décidé, ce sera ballade! Mais ballade sportive, n'en déplaise aux paresseux qui m'accompagnent! Et en parlant de paresseux, il en est un qui fait preuve d'une sacré dose de courage pour me suivre dans mes pérégrinations équestres à la seule force de ses deux petites jambes! Nous voilà donc partis en direction du village voisin, moi à cheval, Quetoub à sabot, et Paul... à pied! Un peu de route, puis nous rejoignons des chemins de sable propices aux trottings et autres galops débridés. Mais l'un de nous étant à pied, nous nous contenterons d'un petit trotting pour les uns et d'une course à pied pour les autres... jusqu'à ce que... Quetoub prenne le galop (bon d'accord, un petit kiss m'a échappé au début de la belle ligne droite...), et c'est parti pour une course de vitesse entre Paul qui ne souhaite pas se laisser doubler par l'alezan, et l'animal qui n'ose pas dépasser son papa malgré les encouragements de celle qui perchée là haut domine la situation. Résultat de la course: Paul déclaré vainqueur, et à défaut de galop à fond les ballons, une deux-pattes qui s'est bien amusée à rester au petit galop à côté du coureur qui déchainait toute son énergie.
On passe le village, puis pour récompenser Paul de s'être mesuré au destrier, on inverse les rôles: la cavalière se retrouve à pied, et le coureur prend de la hauteur! Quelques kilomètres plus loin, les choses reprennent leur sens habituel, et c'est ainsi que deux heures et quelques trottings plus tard nous arrivons à la pension les jambes lourdes d'une agréable fatigue et le sourire jusqu'aux oreilles!
02 août 2008
Parage maison
En ce beau mois d'août le maréchal est aux abonnés absents... Et les pieds de Quetoub commencent tout doucement à ressembler à ceux d'un poney à l'abandon... Donc c'est décidé, aujourd'hui on retrousse nos manches, et c'est parti pour un parage totalement fait maison! Pendant l'opération j'aurais le rôle du cerveau de la bande grâce aux informations glanées sur différents sites du net, et Paul sera le bras exécutant. Quant à Quetoub... Ben il sera le cobaye! Quelques dizaines de minutes, des litres de sueur et quelques grammes de copeau de corne plus tard, les sabots recommencent à ressembler à quelque chose de plus traditionnel, et il faut bien le dire, on s'est plutôt pas mal débrouillés pour une première! En tout cas cela suffira grandement à nous faire patienter jusqu'au retour de monsieur le maréchal!









